Aux frontières de la vie

 

« Adoré, car jamais la mort ne l’emporte. Redouté, car en lui pourtant cette mort coule.« 

Un article sur mon arbre sacré, cette essence divine dont je découvre les mystères, jour après jour.

« L’if tue, mais ne meure jamais« 

Un magnifique reportage sur les Secrets de Plantes réalisé par Arte. Je vous invite à vous laisser emporter par les richesses de cette plante si fascinante. Il est l’arbre de Morrígan par excellence.

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Charge de la Déesse de l’Automne

Une belle découverte que je partage ici.

Source : « Wicca : the old religion in the new millenium » de Vivianne Crowley

Traduction : Le-Sidh.org – Charge de la Déesse de l’Automne

« Je suis la lune décroissante,
la Déesse qui disparaît de la terre.
Au Printemps, j’ai cherché mon Seigneur,
et je me suis unie à lui sous les arbres et les étoiles.
À Beltane, j’ai épousé mon Seigneur,
sous les premières fleurs de l’aubépine.
Et en Été j’ai fait mûrir les pommes dans les vergers,
et le fruit a poussé, rond et fort,
comme la graine dans mon ventre.
Lors de la récolte du blé, j’ai abattu mon Seigneur
afin que, par sa mort, notre peuple puisse être nourri.
Et à présent, en Automne,
je descends sous la terre,
pour résider avec mon Seigneur en son sombre royaume,
jusqu’à ce que notre enfant soit né.
Au Solstice d’Hiver, je mettrai au monde l’enfant
et raviverai votre espoir,
et à Imbolc Je serai moi-même de retour,
pour renouveler la terre.
Je vous quitte mais je reviens à vous.
Lorsque vous voyez mon pouvoir décroître,
et les feuilles tomber des arbres ;
lorsque la neige efface, comme la mort,
toute trace de moi sur la Terre,
alors cherchez-moi dans la Lune,
et là dans les cieux vous verrez mon âme,
s’élevant doucement parmi les étoiles.
Et en cette sombre période,
lorsque la Lune est couverte par l’ombre,
et qu’il n’y a aucune trace de moi dans le Ciel ou sur Terre ;
lorsque vous regardez à l’extérieur
et que vos vies semblent froides et sombres et stériles ;
ne laissez pas le désespoir ronger vos cœurs.
Car lorsque je suis cachée,
Je suis seulement en train de me renouveler ;
lorsque je décline,
je me prépare pour revenir.
Rappelez-vous ma promesse et regardez à l’intérieur de vous,
et, là, vous trouverez mon esprit,
en train d’attendre ceux qui cherchent ;
car près de la source de votre être,
je vous attends toujours.
Je suis Diane dans les Cieux,
et sur Terre, Perséphone,
et à l’intérieur de vous, la sombre Hécate.
Triple je suis, ;
L’Une en Trois ;
mon corps la Terre,
mon âme la Lune,
et à l’intérieur ton moi le plus profond,
l’esprit éternel, le mien. »

Passer les épreuves

J’avais publié un commentaire récemment sur l’article d’une personne qui traverse de lourdes épreuves en ce moment. Je suis également passée il y a deux ans par ce trou noir et longue fut la route pour retrouver la surface. J’ai pensé que ce commentaire pouvait avoir sa place ici. Qui sait, tout le monde a le droit à une petite étincelle pour rejaillir.

« Il est un temps où nous avons besoin de retourner à nous même. De délaisser pour un temps notre vie, de retrouver l’étreinte sombre. Apparemment l’existence est faite ainsi. Elle semble s’acharner, nous anéantir. Nous nous sentons seul, oublié dans ce gouffre dans lequel nous sommes tombé. Puis il a ce moment où nous prenons conscience que l’âme y cherche un refuge, à se réparer. Elle tisse une toile pour s’accrocher, une toile qui la relie à l’essentiel, à l’Univers. Nous prenons conscience que nous traversons d’éprouvantes épreuves qui s’enchaînent sans finir. Où est donc la lumière ? Mais cette épouvante n’est rien d’autre qu’un changement. Nous n’y sommes jamais préparé. Nous luttons. Au final, nous retrouvons la voie. Cela change notre être. Nous avons besoin de mourir pour renaître. »

Paroles divines ?

Une étrange visualisation faite hier soir alors que le sommeil ne voulait pas venir en ces chaudes soirées de fin de printemps. Je me suis ainsi décidée à continuer ce petit cycle de visualisation commencé depuis bientôt deux semaines (lien article « Chute dans les Ténèbres« ).

Je désirais poursuivre ma quête et rentrer enfin dans son monde, franchir les portes de l’autre univers. Ces portes étaient si hautes qu’on distinguait à peine leur sommet. Elles étaient sombres, tout comme le paysage alentour, que je ne saurais décrire tant tout était brouillé. Je pénétrais dans son antre… et me retrouvais dans le noir, à descendre des escaliers taillés dans la masse. La pente était raide… je ne savais pas où j’allais. J’ai débouché dans ce que je pense être une caverne, toujours dans le noir complet. Où avancer ? Je n’avais aucun but. Alors je l’ai entendu. Elle m’a parlé de la « naissance du monde », partant du néant le plus total. J’étais donc dans ce néant. La vision a changé et le paysage est devenu blanc. Un autre néant. Elle continue de me parler, mais comme dans toute visualisation, les paroles s’effacent, les souvenirs disparaissent. Puis elle a prononcé ces paroles sur la vie, la mort, qui m’ont chamboulé. J’ai du faire un effort titanesque pour pouvoir me souvenir de ses mots après la visualisation. Je vous les retranscrits tel quel.

« Tu es en vie et pourtant tu t’adresses à la déesse de la mort. Quel paradoxe !

[…]

Tu te dis que c’est seulement ton inconscient qui te parle. Mais ton inconscient appartient à l’Autre Monde ».

Quel coup de massue ! Des paroles qui peuvent sembler banales, d’une logique implacable, mais qui, quand elles sont révélées, nous apporte une autre dimension, une autre façon de percevoir le monde, de nous percevoir nous-même.

Qu’il y a-t’il derrière ces mots ? Qui a réellement parlé ? Et pourquoi ? Que comprendre de tout ceci ?  Que notre inconscient/subconscient est une part de nous même resté « là-bas » et qui vient à nous ? Jusqu’à présent, je pensais que c’était seulement notre inconscient, étroitement lié à l’Autre Monde qui « captait » ses messages et les relayaient à notre esprit conscient pour le traduire. Mais avec ce genre d’échange, j’ai plus l’impression que c’est une part de nous qui ne vie pas dans notre monde et qui vient à nous. Un peu comme si nous étions coupés en deux, une part dans le réel, l’autre dans l’irréel. Il faut que je creuse sérieusement la question…

Que cette déesse est grande ! Et quelle est belle ! Je suis toujours tellement honorée de lui dédier ma passion pour la servir.

Témoignage de rencontre

Avec à l’aimable autorisation d’Adélys Peppercorn qui tient un blog sur sa dévotion envers Cerridwen, je vous publie ici son témoignage poignant, celui d’une rencontre avec la Morrigan. Le récit est court, mais il touche l’âme au plus profond.

« Je l’ai « rencontré » dans le cycle de Marion Zimmer-Bradley, « Les Dames du Lac ». A l’époque, internet était loin d’être dans nos foyers comme maintenant et la bibliothèque ne proposait pas d’ouvrages ésotériques.

Les années ont passées. J’avais appris la signification des corbeaux/corneilles. Comment ? Je ne me souviens plus…

Un soir, en rentrant chez moi après avoir laissé mon fiancé rejoindre son appartement, j’ai vu sous mon nez 3 corneilles qui croassaient très fort en me regardant. J’ai su que La Morrigan était là. Et j’ai su pourquoi. Je suis rentrée chez moi en courant, j’ai pris un jeu de tarot. Le message était le même. Mon fiancé venait de mettre fin à ses jours.

Depuis ce jour maudit, j’ai fermé la porte à La Morrigan.

Les années passent encore et je regarde le chemin parcouru. Et je comprends les enseignements de La Morrigan, je comprends qu’elle avait souhaité me mettre en garde, me protéger, m’entourer pendant cette épreuve. Beaucoup la décrive comme guerrière, et elle l’est. Mais elle sait être aimante comme une mère, protectrice aussi. Mais il est vrai que le plus souvent elle apparaît comme une « rentre-dedans », elle nous incite à ne pas nous laisser faire, à montrer les crocs quand il le faut.«